ZIGUINCHOR : IDRISSA BENJAMIN SANÉ MOBILISE « ZIGUINCHOR REKK » DERRIÈRE DIOMAYE ET KIIRAAY

Le mouvement citoyen « Ziguinchor Rekk » affiche son soutien au président Bassirou Diomaye Faye et annonce une mobilisation pour l’implantation de KIIRAAY dans la région

ZIGUINCHOR – Le mouvement citoyen « Ziguinchor Rekk », dirigé par Idrissa Benjamin Sané, a officiellement affiché son soutien à l’action du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, lors d’une assemblée générale tenue ce samedi 8 août 2026 au CDEPS de Ziguinchor.

La rencontre a réuni plusieurs responsables politiques, dont l’ancien adjoint au maire de Ziguinchor Taïbou Djiedhiou, ainsi que Jean-Bernard Diatta, coordonnateur par intérim de KIIRAAY, devant un important parterre de militants et de sympathisants.

À cette occasion, Idrissa Benjamin Sané a clairement assumé son choix de soutenir le chef de l’État et son parti. Pour le leader de « Ziguinchor Rekk », cette décision répond à une conviction : celle de placer « la patrie d’abord » et de travailler prioritairement au développement de Ziguinchor.

« Nous pensons qu’aujourd’hui, le président de la République a appelé tous les Sénégalais à travailler pour l’intérêt national, pour l’intérêt général, en mettant en avant la patrie d’abord », a déclaré Idrissa Benjamin Sané.

« Ziguinchor manque de tout » : Sané dresse un diagnostic sans concession

Dans son intervention, le leader de « Ziguinchor Rekk » a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation de la capitale du Sud. Il a notamment évoqué l’état des routes, le chômage des jeunes, la situation des femmes, les difficultés du système éducatif, l’absence de clôtures dans certains établissements scolaires et cimetières, ainsi que les problèmes d’insécurité.

Pour Idrissa Benjamin Sané, ces préoccupations constituent autant de raisons qui doivent pousser les acteurs locaux à s’engager davantage pour leur ville.

« Nous travaillons depuis un certain temps pour l’intérêt de Ziguinchor, pour les Ziguinchorois et pour le développement de Ziguinchor », a-t-il insisté.

Il dénonce notamment la dégradation du réseau routier et l’obscurité persistante dans certains quartiers. « Aujourd’hui, dans certains quartiers, on est dans le noir. On peut nettement comparer Ziguinchor à une brousse », a-t-il lancé, appelant à une réponse urgente aux problèmes d’éclairage public et de sécurité.

Une décision mûrie après plusieurs rencontres

Idrissa Benjamin Sané a également expliqué que son rapprochement avec le camp présidentiel ne serait pas le fruit d’une décision improvisée.

Il a fait état d’une rencontre à Dakar avec Aminata Touré, qu’il présente comme la « Superviseure générale », au cours de laquelle les deux parties ont échangé sur la situation politique nationale et surtout sur les intérêts de Ziguinchor.

Le leader de « Ziguinchor Rekk » a également cité le ministre Yankhoba Diémé, avec lequel il affirme avoir eu plusieurs échanges téléphoniques. Selon lui, le ministre l’aurait encouragé à rejoindre la dynamique présidentielle afin de contribuer au renforcement de l’action du chef de l’État à Ziguinchor.

Il a par ailleurs rendu hommage à Abderrahmane Doura Baldé, directeur général de la LONASE, qu’il présente comme l’un des acteurs ayant facilité son rapprochement avec le camp présidentiel.

Prévu pour présider l’assemblée générale, ce dernier n’a finalement pas pu effectuer le déplacement, en raison, selon Idrissa Benjamin Sané, d’un empêchement de dernière minute.

De Robert Sagna à Abdoulaye Baldé : la nostalgie d’une autre Ziguinchor

Dans son discours, Idrissa Benjamin Sané a également établi un parallèle avec les anciennes équipes municipales de Ziguinchor.

Il a évoqué les périodes dirigées notamment par Robert Sagna et Abdoulaye Baldé, rappelant que Taïbou Djiedhiou avait fait partie de l’équipe municipale de ce dernier.

Pour le leader de « Ziguinchor Rekk », la ville actuelle ne correspond plus à l’image d’une Ziguinchor qui faisait autrefois rêver.

Routes dégradées, manque d’éclairage, insécurité et difficultés sociales : il estime que les défis auxquels la ville est confrontée nécessitent une mobilisation collective et une nouvelle dynamique politique.

Objectif : implanter KIIRAAY dans toute la Casamance

Au-delà du soutien au président Bassirou Diomaye Faye, Idrissa Benjamin Sané annonce désormais une véritable campagne de mobilisation en faveur de KIIRAAY dans les quartiers, communes et villages de la région de Ziguinchor.

« Ensemble, nous allons parcourir les quartiers de Ziguinchor et même le département pour porter le parti du président Bassirou Diomaye Faye, KIIRAAY, dans tous les départements de Ziguinchor, voire même dans toute la région », a-t-il déclaré.

Il entend notamment travailler avec Jean-Bernard Diatta, présent à l’assemblée générale, afin de renforcer l’implantation du parti dans la région.

Pour Idrissa Benjamin Sané, cette mobilisation doit également permettre de vulgariser auprès des populations les ambitions du président de la République pour la Casamance.

Le « Plan Diomaye pour la Casamance » comme argument politique

Le leader de « Ziguinchor Rekk » a enfin mis en avant le « Plan Diomaye pour la Casamance », qu’il considère comme un signal fort de l’attention accordée par le président Bassirou Diomaye Faye à cette partie du pays.

« Ce n’est que dans Ziguinchor qu’on voit un Plan Diomaye pour la Casamance. Il n’y a pas un Plan Diomaye pour le Fouta, il n’y a pas un Plan Diomaye pour le Saloum, mais il y a un Plan Diomaye pour la Casamance », a-t-il soutenu.

Pour Idrissa Benjamin Sané, cet engagement justifie davantage la mobilisation autour du chef de l’État.

À travers cette assemblée générale, « Ziguinchor Rekk » franchit ainsi un nouveau cap politique. Le mouvement entend désormais transformer son soutien en action de terrain, avec comme ambition affichée de contribuer à l’implantation de KIIRAAY et à la promotion de l’action présidentielle dans la région naturelle de Casamance.

Idrissa Benjamin Sané et ses camarades se donnent ainsi rendez-vous sur le terrain, dans les quartiers, les communes et les villages, avec un mot d’ordre : mobiliser autour de la « patrie d’abord » et du projet porté par le président Bassirou Diomaye Faye.

C.Mafou k horizon.sn

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