Drame à Djibanar. Une pirogue artisanale transportant onze passagers a chaviré jeudi matin sur le fleuve Casamance, au large de Djibanar, dans le département de Goudomp. Trois enfants ont perdu la vie dans cet accident qui relance les inquiétudes sur la sécurité des traversées fluviales dans cette partie de la Casamance.
DJIBANAR – La Casamance est une nouvelle fois endeuillée. Une pirogue artisanale en provenance de Djirédji, dans le département de Goudomp, a chaviré jeudi 6 août au matin alors qu’elle naviguait sur le fleuve Casamance, en direction de Djibanar.
L’embarcation transportait au total onze passagers, dont trois enfants et huit adultes. Selon les premières informations recueillies auprès des autorités locales, les trois enfants ont été victimes du chavirement.
Parmi les victimes figurent notamment une fillette âgée de 2 ans et un garçon d’un an. Un troisième enfant, retrouvé dans un état critique, a été rapidement pris en charge au poste de santé de Djibanar.
Les populations locales mobilisées
Dès l’annonce du chavirement, les populations riveraines se sont mobilisées pour porter secours aux passagers. Plusieurs personnes ont ainsi pu être secourues grâce à l’intervention des habitants présents dans la zone.
Trois femmes grièvement blessées ont également été prises en charge au poste de santé de Djibanar, où elles font l’objet d’une surveillance médicale.
Les circonstances précises du drame restent encore à déterminer.
La pirogue n’aurait pas quitté le quai habituel
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, la pirogue n’aurait pas pris son départ au niveau du quai habituellement utilisé à Djirédji.
Cette information pourrait constituer un élément important dans la compréhension des circonstances de l’accident. Toutefois, aucune conclusion définitive ne peut pour l’heure être tirée concernant les causes du chavirement.
Les conditions de navigation, l’état de l’embarcation, le respect des règles de sécurité et les circonstances exactes du départ devront notamment être examinés.
La sécurité du transport fluvial encore au cœur des préoccupations
Ce nouveau drame remet sur la table la question de la sécurité du transport fluvial en Casamance.
Dans plusieurs localités riveraines, la pirogue reste un moyen de déplacement indispensable. Elle permet aux populations de rejoindre les villages, marchés, structures sanitaires et autres services situés de part et d’autre des cours d’eau.
Mais cette dépendance au transport fluvial expose également les usagers à des risques importants lorsque les conditions de sécurité ne sont pas suffisamment garanties.
Le drame de Djibanar pose ainsi, une nouvelle fois, la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention, le contrôle des embarcations, le respect de leur capacité maximale ainsi que l’utilisation systématique des équipements de sécurité.
Une communauté sous le choc
À Djibanar comme à Djirédji, l’émotion est vive après ce tragique accident. La perte de trois jeunes vies vient rappeler, de manière brutale, la fragilité des populations qui empruntent quotidiennement les voies navigables de la Casamance.
Les autorités compétentes sont désormais attendues pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce chavirement et déterminer les éventuelles responsabilités.
Horizon.sn continuera de suivre l’évolution de cette affaire et de l’état de santé des personnes blessées.









