Casamance : routes, hôpitaux, transport… Kambatouko Mendy salue les engagements de l’État et appelle à l’unité

Après avoir accompagné le ministre des Forces armées Yankoba Diémé dans sa tournée en Casamance, le militant de KIIRAAY–Les Patriotes républicains estime que la région est en train de retrouver « le chemin de l’espérance »

ZIGUINCHOR — Du 27 au 31 août 2026, Kambatouko Mendy a accompagné le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé, dans une tournée au cœur de plusieurs localités de la Casamance. Une immersion qu’il présente comme un moment fort, marqué à la fois par l’écoute des populations, la présentation de projets structurants et un message politique axé sur la paix, l’unité et le développement.

Dans son témoignage, Kambatouko Mendy dit avoir été particulièrement marqué par l’accueil réservé au ministre et par les attentes exprimées par les populations. « Aux côtés du ministre, j’ai vu la Casamance retrouver le chemin de l’espérance », témoigne-t-il, estimant que cette tournée a permis de mesurer « les aspirations profondes » des populations.

Des infrastructures pour désenclaver la région

Au cœur des annonces, la question du désenclavement occupe une place centrale. Plusieurs axes routiers particulièrement attendus doivent faire l’objet de travaux de réhabilitation ou de bitumage.

Il s’agit notamment des axes Ziguinchor–Cap Skirring, Oussouye–Elinkine, Ziguinchor–Bignona, Bignona–Diouloulou, Bignona–Kafountine et Bignona–Djibidione, ainsi que d’autres liaisons destinées à améliorer la circulation des personnes et des marchandises.

Pour Kambatouko Mendy, ces infrastructures vont bien au-delà de simples ouvrages routiers. Elles constituent, selon lui, des leviers de transformation économique et sociale.

« Ces routes, ces ponts, ces hôpitaux, ce ne sont pas seulement des infrastructures. Ce sont des enfants qui iront plus vite à l’école, des malades qui atteindront les soins, des produits du terroir qui trouveront leur marché. Ce sont des vies qui s’ouvrent, des destins qui se transforment », souligne-t-il.

La prochaine pose de la première pierre du pont Émile Badiane est également présentée comme un symbole fort. Construit en 1972, l’ouvrage emblématique de Ziguinchor est aujourd’hui confronté aux effets du vieillissement et de la vétusté.

Pour le militant de KIIRAAY, sa reconstruction traduit « l’urgence d’agir » et symbolise à la fois la réconciliation, le progrès et le désenclavement tant attendu par les populations.

Un hôpital militaire de niveau 2 à Bignona

La santé constitue un autre volet important des perspectives annoncées au cours de la tournée.

Kambatouko Mendy met particulièrement en avant le projet de construction d’un hôpital militaire de niveau 2 à Bignona, appelé à devenir, selon lui, le site pilote d’un programme national ambitieux portant sur la construction de vingt hôpitaux militaires à travers le Sénégal.

Une infrastructure qui, estime-t-il, pourrait contribuer à renforcer l’offre de soins dans le département et améliorer l’accès des populations à des services sanitaires modernes et accessibles.

« Ces réalisations, longtemps attendues, témoignent de la volonté de l’État de ne jamais oublier ses terroirs et d’agir concrètement pour leur développement », affirme-t-il.

Dakar Dem Dikk, un transport attendu par les populations

Au-delà des infrastructures routières, la question de la mobilité régionale apparaît également comme une priorité.

Ancien directeur de l’exploitation de Dakar Dem Dikk, Kambatouko Mendy affirme mesurer les difficultés rencontrées quotidiennement par les populations en matière de transport.

Il plaide ainsi pour un service de transport public à la hauteur des besoins de la Casamance. L’amélioration des axes routiers, combinée au développement d’un réseau de transport moderne, pourrait selon lui faciliter les déplacements entre les différents départements et contribuer à la relance de l’économie locale et du tourisme.

L’objectif affiché est de mieux interconnecter Ziguinchor, Bignona, Oussouye et les autres pôles économiques de la région, afin de créer davantage de possibilités de mobilité, mais aussi des emplois directs et indirects.

Les fonds politiques au cœur des échanges

La tournée a également été l’occasion d’aborder la question sensible des fonds politiques du président de la République.

Selon Kambatouko Mendy, une partie de l’opinion a entretenu la confusion autour de leur utilisation. Le ministre Yankoba Diémé aurait ainsi entrepris d’expliquer aux autorités religieuses, coutumières et aux chefs de villages rencontrés dans la région la destination de ces ressources.

D’après son témoignage, le ministre a présenté ces fonds comme des moyens d’assistance destinés notamment aux personnes vulnérables, aux guides religieux et aux autorités coutumières.

Pour Kambatouko Mendy, ces échanges ont contribué à « dissiper les malentendus » et à instaurer un dialogue direct avec les différentes composantes de la société casamançaise.

Une tournée placée sous le signe de la paix et des traditions

L’un des faits marquants du déplacement reste, selon lui, la forte dimension symbolique des rencontres avec les autorités religieuses et coutumières.

À Ziguinchor, le ministre a notamment été reçu à l’évêché par Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga, évêque du diocèse. Des prières ont été formulées pour le président de la République et pour la paix au Sénégal.

La tournée a également conduit la délégation auprès de plusieurs figures traditionnelles et coutumières de la région, notamment dans les royaumes et villages de Casamance.

À Singhalène, dans la commune d’Oukout, à Kalobone ou encore dans le royaume de Mlomp, les rencontres ont été placées sous le signe du respect des traditions, de la cohésion sociale et de la paix.

Kambatouko Mendy retient particulièrement les prières formulées en faveur du chef de l’État. « Chaque rencontre fut une prière, chaque échange une bénédiction », rapporte-t-il.

À Bignona, il évoque également une foule enthousiaste ayant accompagné le ministre jusqu’au rond-point Émile Badiane.

« L’heure n’est plus aux querelles intestines »

Au-delà des annonces et des projets, Kambatouko Mendy voit dans cette tournée un signal politique majeur.

Selon lui, la région de Ziguinchor, longtemps considérée comme un bastion politique de Pastef, est désormais appelée à se rassembler autour de KIIRAAY–Les Patriotes républicains.

« J’ai vu des maires, des cadres et des militants, tous unis par un même idéal : servir la Casamance et porter haut la vision du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », affirme-t-il.

Il estime que le moment est venu de dépasser les divisions et de privilégier la construction d’un destin commun.

« Notre seul ennemi, c’est la division », rapporte-t-il, en insistant sur la nécessité de consolider l’unité et la cohésion politique.

La Casamance, « terre d’espérance »

Au terme de cette tournée, Kambatouko Mendy dit garder des images fortes : les mobilisations populaires, les prières, les rencontres avec les chefs coutumiers et religieux, mais surtout l’espoir exprimé par les populations.

« J’ai vu des mains se serrer, des cœurs s’ouvrir. Jamais je n’avais ressenti une telle communion entre les hommes et les femmes de notre terre », témoigne-t-il.

Pour lui, la Casamance, longtemps éprouvée, mérite désormais une attention particulière de la République.

« Elle mérite des actes qui transforment, des jours qui apaisent et une attention fidèle, comme on en a pour ce que l’on aime », conclut-il.

Kambatouko Mendy
Militant de KIIRAAY–Les Patriotes républicains

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