La première vague de nominations aux postes stratégiques de l’État a fait des heureux à Ziguinchor. Ansoumana Sané, Taïbou Diédhiou, Ousmane Diallo, pour ne citer que ceux-là, viennent d’accéder à des fonctions importantes. Une décision saluée, mais qui ravive également l’espoir de voir les cadres et militants de la première heure davantage associés à la nouvelle gouvernance.
À Ziguinchor, la reconnaissance précède les attentes. La récente série de nominations à des postes clés de l’administration et des structures publiques est accueillie avec satisfaction par de nombreux acteurs de la mouvance présidentielle.
À travers la promotion de plusieurs fils de Ziguinchor, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, envoie un signal fort à la région. Il convient donc de lui adresser, en premier lieu, des remerciements pour avoir honoré Ziguinchor et reconnu le potentiel de ses ressources humaines.
Une reconnaissance qui vaut également pour le ministre Yancouba Diémé, dont l’engagement et la facilitation ont été appréciés dans cette dynamique.
Mais cette satisfaction ne saurait faire oublier une autre attente, tout aussi légitime : celle des hommes et des femmes qui ont été aux premières heures du combat politique à Ziguinchor.
Les pionniers toujours dans l’attente
La première vague de nominations n’a pas encore consacré certains profils qui se sont pourtant fortement investis dans la dynamique politique ayant conduit à l’avènement du nouveau régime.
Parmi eux, le professeur Ansoumana Diatta, universitaire et acteur engagé, mais également Tenguella Ba, Jean Bernard Diatta, Oumar Gning, Kambatouko Mendy et bien d’autres compétences de la région.
Ces hommes et ces femmes ne réclament pas nécessairement des privilèges. Ils nourrissent surtout l’espoir que leur engagement, leur expertise et leur fidélité au projet politique soient reconnus à leur juste valeur.
Car une alternance ne se construit pas uniquement avec ceux qui arrivent au terme du processus. Elle se construit aussi avec celles et ceux qui ont accepté de prendre des risques lorsque le chemin était encore incertain.
La Casamance, un réservoir de compétences
La Casamance dispose d’un immense potentiel humain. Universitaires, cadres, techniciens, entrepreneurs, femmes leaders, jeunes responsables : les compétences ne manquent pas.
À Ziguinchor, les femmes occupent également une place de plus en plus importante dans la mobilisation et la massification du parti KIIRAAY, aussi bien dans la commune que dans le département.
Cette dynamique mérite d’être accompagnée et valorisée. La nouvelle gouvernance a tout intérêt à s’appuyer sur cette richesse humaine locale pour donner davantage de profondeur à ses politiques publiques en Casamance.
La presse, un acteur à part entière
Dans cette nouvelle étape, les professionnels de la presse qui ont accompagné les acteurs et les initiatives depuis les premières heures ont également une responsabilité.
Ils doivent continuer à travailler avec professionnalisme, indépendance et sens de l’intérêt général, notamment en contribuant à mieux faire connaître les politiques publiques et les réalisations de l’État.
Les médias publics et privés ont un rôle essentiel à jouer pour montrer une autre image de la Casamance : celle d’une région de compétences, de talents, d’initiatives et de perspectives.
L’espoir reste intact
Il serait donc prématuré de considérer cette première vague comme un aboutissement. Elle peut être perçue comme une première étape.
À Ziguinchor, l’attente reste forte, mais l’espoir demeure intact. Beaucoup regardent désormais vers les prochaines nominations avec confiance, dans l’espoir de voir les cadres, militants, universitaires, femmes et hommes de la première heure trouver leur place dans la construction de la nouvelle gouvernance.
Le message est simple : remercier pour ce qui a été fait, encourager ce qui doit continuer et espérer que ceux qui ont porté le combat dès les premières heures ne soient pas oubliés.
Ziguinchor a donné. Ziguinchor continue de se mobiliser.
Ziguinchor attend désormais que ses compétences soient davantage mises au service de la République.
Cheikh. M. Kouyaté horizon.sn









