Dans plusieurs zones frontalières du département de Bignona notamment au nord de Sindian et dans la localité de Djibidione la culture illicite de chanvre indien et la coupe abusive de bois continuent d’alimenter une économie criminelle entretenue par des bandes armées. Malgré les opérations répétées de l’armée sénégalaise pour détruire les plantations de canais et sécuriser la zone ces activités illégales persistent. La culture de chanvre indien et la coupe illégale de bois les deux fléaux qui défient l’armée L’accrochage meurtrier du jeudi à Kadialock dans le Nord Sindian qui a fait un mort et six blessés dans les rangs de l’armée a fini de mettre en lumière toute la croisade de l’armée contre les bandes armées dans la culture de chanvre indien .Dans certaines zones du département de Bignona la culture du chanvre indien demeure une activité lucrative exploitée par des bandes armées opérant dans les zones frontalières. Malgré les nombreuses opérations de destruction de champs de cannabis menées par l’armée sénégalaise ces groupes continuent de reconstituer leurs plantations dans des zones reculées et difficiles d’accès. Le nord de Sindian notamment la zone de Djibidione est particulièrement touchée par ce phénomène. Située à proximité de la frontière avec la Gambie cette bande frontalière est depuis plusieurs années le théâtre d’activités liées à la culture illicite du cannabis. Cette culture souvent saisonnière mais extrêmement rentable attire de nombreux jeunes venus de localités environnantes comme Marsassoum dans le Boudhié ou le Diassing et parfois même de Guinée-Bissau. Sur place ces derniers se transforment le plus souvent en ouvriers agricoles chargés de l’entretien et de l’arrosage des plantations de cannabis. Dans le langage local certains disent « partir en Espagne » une expression utilisée pour décrire cette zone considérée comme un véritable îlot de prospérité clandestine. Face à cette situation l’armée sénégalaise multiplie les opérations de sécurisation dans cette partie de la Casamance. L’objectif est de démanteler les réseaux et d’éradiquer définitivement la culture de chanvre indien. Mais la région est confrontée à un autre fléau : la coupe abusive de bois. Cette exploitation illégale a contribué à dégrader une grande partie de la forêt casamançaise. La culture de cannabis et l’exploitation illégale du bois restent ainsi au cœur des priorités des forces de défense et de sécurité. Ces dernières ont déjà réussi à démanteler plusieurs bases rebelles et à détruire de nombreux champs de cannabis. Cependant la lutte reste permanente. Car après chaque opération, certaines bandes armées tentent de relancer leurs activités. Une situation qui oblige l’armée à maintenir une vigilance constante dans cette zone stratégique du sud du Sénégal.
IHorizon.sn [ Source Sud Quotidien]









