PASTEF ZIGUINCHOR SORT DU SILENCE : « EN 2029, NOUS PORTERONS OUSMANE SONKO À LA PRÉSIDENCE »

La section communale de PASTEF de Ziguinchor a brisé le silence, samedi 29 août, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège du parti, au quartier Néma. Face aux récentes prises de position visant le Premier ministre Ousmane Sonko, les responsables locaux ont affiché leur détermination à défendre le projet politique du parti et à préparer, déjà, la prochaine bataille présidentielle.

ZIGUINCHOR — Le ton était ferme, samedi, dans la cour du siège de la section communale de PASTEF à Néma. Réunis autour d’une conférence de presse présentée comme un exercice de « clarification », responsables et militants du parti au pouvoir ont décidé de sortir de leur réserve pour répondre aux différentes sorties politiques qui agitent l’espace public à Ziguinchor.

Autour du responsable Abdou Sané, qui a campé le débat, plusieurs figures de la formation politique ont pris la parole pour réaffirmer leur engagement et leur fidélité aux orientations du parti. Parmi elles, le responsable des Jeunes patriotes du Sénégal (JPS), Bassirou Coly, ainsi que la représentante des femmes, Marie Binta Badji, conseillère départementale.

Cette dernière a notamment tenu à répondre à ceux qui interprètent le silence de certains responsables comme une forme de peur ou de faiblesse. « Il n’y a pas de poltron à PASTEF. Seulement, nous avons choisi la réflexion dans la sérénité », a-t-elle martelé, selon les propos rapportés lors de la rencontre.

Théophile Mamour Diatta : « Ce point de presse vient à son heure »

Chargé de la communication du MONEP, Théophile Mamour Diatta a été l’un des intervenants les plus offensifs. Il s’est d’abord félicité de l’initiative de la section communale, estimant que la rencontre intervient dans un contexte politique particulièrement animé à Ziguinchor.

« Nous avons constaté beaucoup de mouvements au niveau de Ziguinchor », a-t-il déclaré, avant de dénoncer ce qu’il considère comme des attaques dirigées contre le président de PASTEF, Ousmane Sonko.

Dans son intervention, le responsable s’en est notamment pris à des responsables politiques qu’il qualifie de « lieutenants venus de Kiiraay », leur reprochant de s’en prendre au leader de PASTEF alors qu’ils n’auraient pas, selon lui, été présents aux côtés des militants durant les périodes difficiles traversées par le parti.

« Nous, à Ziguinchor, nous nous sommes battus. Et même le Sénégal s’est battu pendant ces périodes sombres de la politique sénégalaise. Mais nous n’avons aucunement vu ces fameux lieutenants de Kiiraay à nos côtés », a-t-il lancé.

Pour lui, ceux qui apparaissent aujourd’hui dans le débat politique pour critiquer Ousmane Sonko sont des « profiteurs » et des « politicards ».

La question des fonds politiques au cœur de la polémique

Une grande partie de son intervention a été consacrée à la controverse autour des fonds politiques. Théophile Mamour Diatta accuse certains adversaires du parti de vouloir détourner le débat de cette question.

« Ils ont créé un contre-feu parce qu’ils ne voulaient pas qu’on parle véritablement des fonds politiques », a-t-il soutenu.

Le responsable de la communication du MONEP a également insisté sur l’autonomie financière de PASTEF, affirmant que le parti s’appuie essentiellement sur les contributions de ses militants lors des échéances électorales.

« Nous, PASTEF, nous sommes autonomes financièrement parce que nous comptons sur la contribution de nos militants », a-t-il déclaré, opposant ce modèle à celui de formations politiques qu’il accuse de dépendre des fonds politiques.

« Nous n’oublierons jamais nos martyrs »

Dans un registre plus émotionnel, Théophile Mamour Diatta a rendu hommage aux militants morts durant les années de confrontation politique ayant précédé l’accession au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye.

Pour lui, l’arrivée du président Diomaye au pouvoir est indissociable du combat mené par les militants de PASTEF et du sacrifice de ceux qu’il appelle les « martyrs » du parti.

« Si le président Diomaye est aujourd’hui président, c’est grâce aux militants de PASTEF. Et surtout, il ne faut jamais oublier nos martyrs », a-t-il insisté.

Une déclaration qui traduit, selon lui, la nécessité de préserver les valeurs qui ont fondé le combat politique de PASTEF : justice, droiture, souveraineté et respect de la parole donnée.

Le regard déjà tourné vers 2029

Mais au-delà de la riposte politique, la conférence de presse a surtout été l’occasion de réaffirmer une ambition qui pourrait peser lourd dans la recomposition politique sénégalaise : la présidentielle de 2029.

Théophile Mamour Diatta n’a laissé planer aucun doute sur la position qu’il défend.

« Nous voulons cette fois-ci porter le président Ousmane Sonko à la magistrature suprême en 2029. Et ça, c’est notre combat ! », a-t-il proclamé devant les militants.

Dans son argumentaire, il présente Ousmane Sonko comme le principal porteur du « projet » politique défendu par les patriotes et comme celui qui incarne, selon lui, la transformation profonde du Sénégal.

« C’est lui le porteur du projet. C’est lui qui incarne cette révolution », a-t-il martelé, appelant les militants à rester mobilisés.

PASTEF veut préserver son unité

À travers cette sortie, la section communale de PASTEF de Ziguinchor entend donc reprendre l’initiative dans le débat politique local. Les responsables présents ont affiché une volonté commune : défendre le bilan et les orientations du régime, répondre aux critiques et surtout maintenir la mobilisation de la base militante.

Dans une ville considérée comme l’un des bastions historiques du mouvement patriotique, le message délivré samedi est sans ambiguïté : PASTEF Ziguinchor refuse de rester silencieux face aux attaques politiques et entend peser de tout son poids dans les prochaines échéances.

Et déjà, dans les rangs des patriotes ziguinchorois, le regard se porte sur 2029.

C.M.K horizon.sn

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