Sénégal–Guinée-Bissau : Mor Talla Tine veut une frontière « sécurisée et apaisée »

ZIGUINCHOR — Le Sénégal et la Guinée-Bissau veulent renforcer leur coopération pour sécuriser davantage leur frontière commune. À Ziguinchor, le gouverneur Mor Talla Tine a appelé, mardi, à faire de cet espace frontalier un territoire « sécurisé, apaisé et propice au bien-être des populations ».

S’exprimant à l’ouverture d’une réunion conjointe consacrée à la planification des patrouilles transfrontalières entre les deux pays, Mor Talla Tine a rappelé que la sécurité constitue un préalable au développement économique et social des zones frontalières.

« Notre ambition commune doit être de faire de la frontière bissau-guinéenne un espace sécurisé, apaisé et propice au bien-être des populations qui y vivent », a-t-il déclaré.

Une meilleure coordination entre les forces

Pendant trois jours, les responsables civils et militaires des deux pays vont examiner la situation sécuritaire le long de la frontière, identifier les principales menaces et vulnérabilités et définir les zones prioritaires ainsi que les modalités pratiques des premières patrouilles conjointes.

Le gouverneur de Ziguinchor a plaidé pour la mise en place de mécanismes efficaces en matière d’échange d’informations, de partage du renseignement, de coordination et de transmission des comptes rendus.

Selon lui, la réussite des futures patrouilles dépendra surtout de la coordination, de la communication et de la confiance entre les différents acteurs.

Il a également insisté sur l’implication des populations et des autorités locales dans le dispositif sécuritaire.

Éviter que la frontière ne serve de refuge aux groupes armés

Représentant le chef d’état-major général des Armées de Guinée-Bissau, le colonel Pansau Intchama a expliqué que les futures patrouilles doivent permettre de renforcer la surveillance de la frontière et d’éviter que le territoire bissau-guinéen ne « serve de refuge aux éléments armés ».

La délégation bissau-guinéenne doit notamment présenter les contraintes et difficultés rencontrées le long de la frontière, de la zone Est jusqu’à la borne 184, au niveau du Cap Roxo, point d’aboutissement occidental de la frontière terrestre entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Un procès-verbal attendu jeudi

Pour le colonel Cheikh Guèye, commandant de la Zone militaire n°5, cette rencontre répond à une instruction des autorités civiles et militaires des deux pays. Elle vise à renforcer la coopération sécuritaire et à améliorer la coordination entre les forces chargées de la sécurisation de la frontière commune, avec l’appui de la Commission nationale de gestion des frontières.

À l’issue des trois jours de travaux, un procès-verbal sera signé jeudi par les différentes parties. Il devra formaliser les conclusions de la rencontre et les principales modalités de mise en œuvre des futures patrouilles conjointes.

C.M.K horizon.sn

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