À Ziguinchor, la dynamique de structuration de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains franchit une nouvelle étape. Une mission d’information et de sensibilisation dépêchée auprès des départements de Ziguinchor et d’Oussouye a rencontré, ce vendredi 21 août 2026, les responsables, militants et sympathisants du parti dans un hôtel de la place. Au cœur des échanges : la massification, la création de cellules, l’élargissement des bases et la mise en œuvre des nouvelles orientations du parti. Une rencontre qui a également permis aux responsables locaux de faire remonter leurs préoccupations, notamment sur les moyens d’action et les attentes en matière de nominations.
Une mission pour renforcer les bases
Conduite par Ndollane Ndong, chef de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, la mission était composée notamment de Moussa Konaté, Pathé Touré et Djibame Faye, avec la participation du représentant de Bignona, Atab Badji.
Initialement prévue pour couvrir séparément les départements de Ziguinchor, Oussouye et Bignona, la mission a finalement regroupé les responsables de Ziguinchor et d’Oussouye dans la capitale régionale, en raison d’un calendrier particulièrement serré.
La rencontre s’est tenue en présence du coordonnateur départemental de KIIRAAY à Ziguinchor, le professeur Ansoumana Diatta, et du coordonnateur communal, Tenguella Ba, entourés de plusieurs responsables, militants et sympathisants.
Face à la base, Ndollane Ndong a expliqué que l’objectif principal de la mission était de transmettre les orientations du parti et de partager une méthodologie claire destinée à accélérer sa massification.
« On est quatre, envoyés pour parler avec la base dans le cadre de la massification du parti KIIRAAY », a expliqué le chef de mission, insistant sur la nécessité de « fédérer tout le monde ».
Selon lui, cette démarche s’inscrit dans le prolongement d’une circulaire du président du parti destinée à fixer les grandes lignes de la méthode à suivre pour organiser et élargir les structures de base.
« Il faut s’ouvrir et massifier le maximum possible »
Pour Ndollane Ndong, l’heure est désormais à l’ouverture et à l’élargissement du parti.
Il a ainsi appelé les responsables et militants à multiplier les contacts, à créer davantage de cellules et à faciliter l’adhésion de nouveaux membres.
La procédure devrait se poursuivre avec la mise à disposition des fiches d’enregistrement, avant une deuxième phase consacrée au placement des cartes. Une dernière étape consistera ensuite à faire valider les cellules créées, conformément au dispositif qui sera arrêté par les responsables désignés et validés par le président de la République et président du parti.
« Il faut qu’on s’ouvre, c’est important, et qu’on massifie le maximum possible », a insisté le chef de mission.
Cette orientation semble trouver un terrain favorable à Ziguinchor, où les responsables locaux ont déjà commencé à mettre en place des cellules.
Ziguinchor, « déjà sur la bonne voie »
Au terme des échanges, Ndollane Ndong s’est dit satisfait de l’accueil réservé à la mission et de l’engagement affiché par les militants de Ziguinchor.
Selon lui, la capitale régionale dispose déjà d’une base sur laquelle il sera possible de s’appuyer pour accélérer le travail de structuration.
« Ceux de Ziguinchor sont déjà sur la bonne voie parce qu’ils ont déjà commencé la création des cellules », a-t-il relevé.
Le chef de mission a également assuré que les préoccupations et propositions formulées durant la rencontre feront l’objet d’un compte rendu fidèle aux instances compétentes.
Ansoumana Diatta : « Cette mission arrive à son heure »
Pour le coordonnateur départemental de KIIRAAY à Ziguinchor, le professeur Ansoumana Diatta, cette mission était particulièrement attendue par la base.
Il estime qu’elle permet désormais d’établir un lien plus solide entre les structures locales et la direction du parti.
« C’est une mission qui arrive à son heure. Nous avons tant attendu cette mission, parce qu’on voulait avoir un lien sûr et vraiment durable avec le niveau central », a-t-il déclaré.
Le responsable départemental se dit satisfait des échanges et surtout de la volonté affichée par les militants de renforcer ce qui existe déjà.
Pour lui, la priorité consiste à consolider l’existant, plutôt que de repartir de zéro.
« Il y a de l’existant déjà à Ziguinchor et c’est cet existant qu’il faut renforcer », a-t-il soutenu.
La question des nominations au cœur des préoccupations
Mais derrière l’enthousiasme affiché autour de la massification, une autre préoccupation s’est invitée dans les débats : celle de la représentation de Ziguinchor dans les hautes responsabilités de l’État.
Le professeur Ansoumana Diatta estime que la réussite de la dynamique de massification nécessite également des moyens et une meilleure prise en compte des ressources humaines locales.
Il plaide ainsi pour que Ziguinchor puisse bénéficier davantage de nominations à des postes de responsabilité, notamment dans les ministères, les directions générales et les conseils d’administration.
« Aujourd’hui, je peux dire que Ziguinchor a besoin de nominations », a-t-il déclaré, estimant que celles-ci pourraient contribuer à renforcer la motivation et l’engagement des militants.
Le coordonnateur départemental rappelle que la région a historiquement fourni de nombreux cadres ayant occupé d’importantes responsabilités dans les différents gouvernements depuis l’indépendance.
À ses yeux, le potentiel humain existe toujours.
« Les profils ne manquent pas à Ziguinchor »
Professeur d’université lui-même, Ansoumana Diatta met en avant la diversité des compétences disponibles dans la région.
Docteurs, professeurs, ingénieurs, enseignants, experts, jeunes cadres et femmes engagées : selon lui, Ziguinchor dispose d’un important vivier de compétences susceptibles de contribuer à la gestion publique.
« Les profils à Ziguinchor n’y manquent pas », insiste-t-il, citant notamment les universitaires, ingénieurs, enseignants et jeunes cadres.
Pour le responsable politique, une meilleure valorisation de ces compétences pourrait également contribuer à renforcer l’ancrage du parti dans la région.
KIIRAAY veut accélérer son implantation
Cette mission d’information et de sensibilisation intervient ainsi dans une phase de structuration importante pour KIIRAAY à Ziguinchor et dans le département d’Oussouye.
Entre création de cellules, enregistrement des adhérents, placement des cartes et validation des structures, le parti entend désormais passer à une nouvelle étape de son implantation territoriale.
La mission a, en tout cas, permis aux responsables nationaux de mesurer le niveau d’organisation de la base et aux responsables locaux d’exposer leurs attentes.
À Ziguinchor comme à Oussouye, le message semble désormais clairement établi : élargir les rangs, structurer les cellules et consolider l’ancrage du parti sur le terrain.
Reste maintenant à transformer les orientations annoncées en actions concrètes, dans une région où le paysage politique demeure particulièrement disputé et où KIIRAAY affiche ouvertement l’ambition de devenir une force politique majeure.
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