ZIGUINCHOR : LA FEDARCC LANCE UN APPEL FORT À LA PAIX ET À LA RÉSILIENCE NATIONALE

À l’occasion de la Journée Internationale du Vivre-Ensemble en Paix célébrée ce samedi 16 mai 2026, la Fédération des Associations Religieuses et des Communautés en Casamance (FEDARCC) a tenu un important panel régional à la Maison de la Paix de Ziguinchor autour du thème : « Vivre-ensemble : résilience et jeunesse ». Une rencontre marquée par une forte mobilisation des acteurs religieux, communautaires, administratifs et de la jeunesse, sous la conduite du président de la fédération, Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara, qui a livré un plaidoyer vibrant en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité nationale.

Dans une salle comble, imams, représentants de l’Église, chefs traditionnels, femmes leaders, délégués de quartiers, forces de défense et de sécurité ainsi que de nombreux jeunes ont répondu à l’appel de la FEDARCC pour réfléchir collectivement aux défis du vivre-ensemble dans un contexte national et international marqué par les tensions et les incertitudes.

Prenant la parole, Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara a rappelé que cette journée, décrétée par les Nations Unies, constitue une occasion majeure pour promouvoir le dialogue interreligieux, la fraternité et la médiation sociale. « Nous pensons que ce jour nous appartient. C’est une opportunité de célébrer la paix et le vivre-ensemble en paix », a-t-il déclaré avec conviction.

Le président de la FEDARCC a insisté sur la nécessité, pour les croyants de toutes confessions, de faire front commun face aux divisions et aux violences qui secouent le monde. Selon lui, la paix ne peut être préservée que par l’écoute mutuelle, le respect de l’autre et la solidarité entre communautés.

Au cœur des échanges, la notion de résilience a occupé une place centrale. Pour le guide religieux, cette valeur demeure essentielle en période de crise, de tension ou d’incompréhension. « La première attitude qu’il faut adopter face aux difficultés, c’est la résilience », a-t-il soutenu, invitant les populations à cultiver la patience, la foi et l’acceptation de l’autre comme fondements d’une société apaisée.

S’adressant particulièrement à la jeunesse, cible principale de cette rencontre, il a exhorté les jeunes à s’approprier les idéaux de paix et de cohésion sociale afin de devenir des acteurs du changement positif. « Penser paix, parler paix et agir paix doivent devenir des comportements quotidiens », a-t-il martelé.

Dans un discours aux accents parfois alarmants, le président de la FEDARCC a également exprimé ses inquiétudes face au climat politique national. Évoquant les tensions perceptibles au sommet de l’État, il a lancé un appel direct aux autorités sénégalaises pour privilégier le dialogue et la stabilité. « Aujourd’hui, les Sénégalais ont peur de ce qui se passe à Dakar », a-t-il regretté, avant d’inviter les dirigeants à faire preuve de responsabilité et de résilience.

Fort de l’expérience de la Casamance, région longtemps marquée par les conflits, Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara estime que le Sénégal doit éviter toute dérive susceptible de fragiliser la paix sociale. « Nous savons ce que représente une crise. Nous ne souhaitons pas que notre pays revive de telles situations », a-t-il averti.

À travers ce panel régional, la FEDARCC réaffirme ainsi son engagement en faveur du dialogue interreligieux, de la médiation communautaire et de la consolidation de la paix en Casamance et au Sénégal. Une initiative saluée par les participants, convaincus que le vivre-ensemble reste aujourd’hui plus que jamais une exigence collective et un impératif national.

C.M.K horizon.sn

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