Face à la grève prolongée des transporteurs routiers, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, se veut rassurant. Des mesures d’urgence sont annoncées pour faciliter la mobilité des voyageurs, notamment à l’approche des fêtes de Pâques.
À quelques jours des célébrations de Pâques, la grève des transporteurs routiers au Sénégal suscite inquiétude et incertitudes chez de nombreux voyageurs. Déclenché par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, le mouvement social, reconduit pour 72 heures supplémentaires, perturbe les déplacements à travers le pays. Dans ce contexte tendu, les autorités publiques s’activent pour atténuer les impacts sur les populations.
Depuis le début de la semaine, le secteur du transport routier est paralysé dans plusieurs régions du pays. À l’origine de ce mouvement, les revendications des syndicats regroupés au sein de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, qui dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect d’accords relatifs à la réduction des points de contrôle.
Malgré ces perturbations, la situation reste relativement maîtrisée dans la capitale, Dakar, grâce à la mobilisation des bus de Association de financement des professionnels du transport urbain, qui assurent une continuité partielle du service.
Conscient des difficultés rencontrées par les usagers, en particulier les fidèles chrétiens souhaitant rejoindre leurs localités d’origine pour célébrer Pâques, le ministre Yankhoba Diémé a exprimé sa compassion et annoncé des mesures d’accompagnement. « Nous ferons tout ce qui est possible pour rendre moins pénible cette situation », a-t-il déclaré.
Dans cette optique, l’État entend s’appuyer sur des structures publiques telles que Dakar Dem Dikk ainsi que sur des dispositifs logistiques à l’intérieur du pays pour renforcer l’offre de transport.
Par ailleurs, une réunion stratégique a été convoquée par le Premier ministre, réunissant plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’Intérieur et des Forces armées, afin de coordonner et renforcer les mesures à la veille des célébrations pascales.
Toutefois, les autorités rappellent que le droit de grève ne saurait justifier des actes de violence ou d’entrave à la liberté de travail. Le ministre a ainsi mis en garde contre tout débordement, appelant à la responsabilité des acteurs.
Alors que la grève se poursuit et maintient la pression sur les autorités, le gouvernement tente de préserver la continuité du service public et de garantir la mobilité des citoyens. À l’approche de Pâques, l’enjeu est de taille : concilier droit de revendication sociale et impératif de service aux populations, dans un climat apaisé et responsable.
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