Secrétariat général de l’ONU : premier revers pour Macky Sall, largement distancé lors du vote indicatif

New York – L’ancien président sénégalais Macky Sall essuie un premier revers dans sa quête du poste de secrétaire général des Nations unies. Lors du premier vote indicatif organisé à huis clos par le Conseil de sécurité, jeudi 30 juillet, sa candidature a enregistré un résultat défavorable, compromettant sérieusement ses ambitions à la succession d’Antonio Guterres.

Après avoir obtenu récemment le soutien officiel du Sénégal, Macky Sall espérait s’imposer parmi les prétendants à la plus haute fonction administrative de l’ONU. Toutefois, ce premier test s’est soldé par un bilan mitigé : six voix favorables, sept défavorables et deux abstentions, un score qui le place loin derrière les principaux favoris de la course.

Ce scrutin, bien qu’indicatif et sans caractère décisif, constitue un signal politique important. Plusieurs autres tours de vote sont prévus d’ici l’automne avant le choix définitif du prochain secrétaire général. Théoriquement, Macky Sall reste donc en lice. Cependant, de nombreux observateurs et diplomates à New York estiment que ses chances de renverser la tendance demeurent très limitées.

Les regards sont désormais tournés vers un trio de candidats considéré comme favori : la Costaricienne Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la CNUCED, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett et l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

L’autre candidat africain, l’Ougandais Olara Otunnu, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, a connu un sort encore plus difficile avec seulement deux voix favorables, cinq défavorables et huit sans opinion.

Selon plusieurs sources diplomatiques, ce premier vote traduit un manque de dynamique autour des candidatures africaines, alors qu’une large partie de la communauté internationale privilégie cette fois l’élection d’une femme issue d’Amérique latine, conformément à une règle non écrite de rotation géographique et de représentation.

Même si un veto d’un membre permanent du Conseil de sécurité pourrait encore rebattre les cartes lors des prochains tours, ce premier scrutin représente un sérieux coup d’arrêt pour Macky Sall, dont la candidature apparaît désormais en grande difficulté dans la course à la succession d’Antonio Guterres.

H.sn source Rfi

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