À l’occasion de la célébration de la Tabaski, les autorités administratives et religieuses de Ziguinchor ont délivré des messages axés sur la paix, la solidarité et la responsabilité citoyenne. Entre appels au vivre-ensemble, mise en garde contre les fléaux sociaux et plaidoyer pour l’encadrement des jeunes, cette fête musulmane a également servi de tribune pour réaffirmer les valeurs de cohésion et d’espoir dans la région sud du Sénégal.
Dans une ambiance de ferveur religieuse et de communion sociale, les fidèles musulmans de Ziguinchor ont célébré jeudi l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski. Autorités administratives, chefs religieux et notabilités ont profité de cette grande fête musulmane pour lancer des appels forts à l’unité, à la paix et à l’engagement de la jeunesse face aux défis sociaux et économiques qui interpellent la société sénégalaise.
Dès les premières heures de la matinée, des centaines de fidèles ont convergé vers les mosquées et lieux de prière de la capitale sud pour accomplir la traditionnelle prière de la Tabaski. Dans les rues de Ziguinchor, l’ambiance était marquée par les salutations fraternelles, les échanges de vœux et les élans de solidarité entre familles et voisins.
Présent à la grande prière, le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, a rappelé la portée spirituelle et sociale de cette célébration religieuse. Devant les fidèles, il a invité les populations à cultiver les valeurs de sagesse, de tolérance et de respect mutuel prônées par l’Islam.
« La Tabaski est un moment de sacrifice, mais aussi un appel au partage, à la solidarité et au pardon », a-t-il souligné, exhortant les citoyens à renforcer les liens de fraternité pour préserver la stabilité sociale dans la région.
Le chef de l’exécutif régional a également évoqué le projet de reconstruction de la grande mosquée de Ziguinchor, considéré comme un symbole religieux important pour la Casamance. Malgré les contraintes économiques actuelles, il s’est montré confiant quant à l’aboutissement de cette infrastructure, saluant l’implication des autorités et des communautés religieuses.
Mais au-delà du caractère spirituel de la fête, le gouverneur a surtout insisté sur les préoccupations liées à la jeunesse. Face à la montée de certains fléaux sociaux, il a mis en garde les jeunes contre la consommation de drogue et les risques liés à l’immigration clandestine.
Il les a invités à saisir les opportunités offertes par les structures publiques de formation et d’insertion professionnelle afin de construire un avenir plus stable et porteur d’espoir.
Même tonalité chez les guides religieux.
Le président de la Fédération des associations religieuses et des communautés en Casamance, Chérif Boun Chamsidine Aidara, a insisté sur la dimension éducative et morale de la Tabaski. Il a salué le climat de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses de Ziguinchor, qu’il considère comme un modèle de dialogue et de stabilité.
Pour sa part, l’imam de la grande mosquée de Ziguinchor, Chérif Ismaïla Aïdara, a axé son sermon sur les valeurs de pardon, de responsabilité et de solidarité. Il a exhorté les populations à préserver l’unité nationale et à accompagner davantage les jeunes dans leur éducation et leur insertion sociale.
Selon lui, « la jeunesse représente l’avenir du Sénégal et doit être protégée, encadrée et responsabilisée ».
À travers les différents messages délivrés lors de cette célébration de la Tabaski, autorités administratives et religieuses ont voulu faire de cette fête un moment de rassemblement, de réflexion et de mobilisation collective. Dans une région attachée aux valeurs de dialogue et de paix, l’accent mis sur l’encadrement de la jeunesse et le renforcement de la cohésion sociale apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir de la Casamance et du Sénégal.
C.M.K horizon.sn












