Kedougou / Kharakhéna : une nouvelle tragédie sur le site Afrigold porte à 22 le nombre de morts en trois mois

Un nouvel éboulement survenu le 14 avril 2026 sur le site aurifère d’Afrigold, à Kharakhéna, a coûté la vie à un orpailleur, au lendemain d’un drame similaire ayant déjà fait deux morts. La série noire relance les inquiétudes autour de la sécurité dans cette zone d’exploitation.

Le village aurifère de Kharakhéna, situé dans l’est du Sénégal, est de nouveau endeuillé. En l’espace de 48 heures, deux éboulements successifs ont fait au moins trois morts et plusieurs blessés sur le site d’exploitation d’Afrigold, illustrant la dangerosité persistante de l’orpaillage dans cette zone.

Le dernier drame s’est produit dans la journée du 14 avril 2026. Selon une source sécuritaire, un orpailleur en activité sur le site Afrigold a été surpris par un violent éboulement. « Il est décédé sur le coup », a confié la même source à l’Agence de Presse Sénégalaise.
Ce nouvel accident survient à peine quelques heures après un autre éboulement enregistré dans la nuit du lundi 13 avril, aux environs de 22 heures. Ce précédent incident avait déjà coûté la vie à deux orpailleurs clandestins et fait plusieurs blessés, confirmant une situation de plus en plus préoccupante.
Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Saraya se sont rendus sur les lieux afin de procéder aux constats d’usage et sécuriser la zone. Les opérations de contrôle et de surveillance se poursuivent dans un contexte marqué par une forte affluence d’orpailleurs, souvent en situation irrégulière.
Selon la même source sécuritaire, ces éboulements répétés dans le périmètre d’exploitation d’Afrigold ont causé au total 22 décès en seulement trois mois dans le village de Kharakhéna. Un bilan alarmant qui met en lumière les risques liés à l’exploitation artisanale de l’or, souvent pratiquée dans des conditions précaires, sans respect des normes de sécurité.

Face à cette série noire, la question de la régulation et de la sécurisation des sites aurifères se pose avec acuité. Entre exploitation clandestine, absence de contrôle strict et conditions de travail dangereuses, Kharakhéna apparaît aujourd’hui comme le symbole d’un secteur à haut risque, appelant des mesures urgentes pour éviter de nouveaux drames.

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